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mardi 1 avril 2008

Poisson Rouge, Poisson Bleu

"Tu Amatus Populus" - La Bible

Poisson Rouge, Poisson Bleu

Il fut un temps où nageaient en paix les poissons rouges... Le courant les emportaient, bleu, en profonde mère d'eux... Tous les poissons rouges prenne le chemin de dextre et s'en vont, visitent les abysses... Vivent les algues et profite de leur nudité.

Il fut un temps où naquit un poisson bleu, ce dernier préférait sénestre... Ce n'est pas de sa faute, il n'aime pas nager contre courant... Il essaye mais ne peut pas... C'est contre sa nature d'aller ainsi, c'est de briser ses branchies que de le forcer à aller ici.

Qu'importe qu'il veuille nager contre courant ? L'important c'est son bien être. Qu'importe qu'aux abysses il préfère le rocher ? L'important, c'est qu'il vive sa vie : il vit pour lui, non pour les poissons rouges...

Morale : Que tu sois poisson bleu ou rouge, tu seras péché par un homme, et mangé.

jeudi 27 mars 2008

Détruire

Détruit une fois de plus, mais sans pour autant en laisser les âmes indemnes... Le soleil se couche ici et tout devient nuit : milieu de la nuit. Les maux qui me rongent sont contagieux, quiconque s'approche d'un feu fini par bruler.

Détruit encore, et je l'ai emmené avec moi... J'ai pu toucher la pureté et la pervertir un peu. J'ai pu jouir de la jeunesse, et la briser de mes mains de fer.

Détruit pour toujours, et je me hais encore une fois... L'amour est chose si rare et si fragile que de m'en vouloir est la seule expiation, la blatte pleure sur le carrelage. Même les monstres sont affectés. Et pourtant je bloque, rien ne coule, pas même du sang, pas même des larmes.

Détruit et détruire, c'est ainsi que tout se vit. Détruit par les distances donc endommagé d'un doux dédain...

Détruit et cassé, c'est tout le résumé. Cassé, croqué... Je croustille... Croutes craquelées cassantes elles aussi... Mises KO...

Détruire... C'est ce que j'ai fait de ton visage de niño guapo, pardonne moi... Ou tue moi...

jeudi 20 mars 2008

C'était un arbre...

Un bourgeon dans le sol, triste seul.
Piétiné par l'inconscience, détruit par la bêtise humaine.
Et pourtant il croît.
Un tantôt bien développé se mit à rire le temps de l'été,
Le printemps lui montra que les jours n'étaient pas que sève à verser...
L'automne lui arracha ses feuilles... faibles elles fuient facilement et filandreuses...
L'aurore a un ton sépia qui donne au monde un côté ancien.
L'arbre a ses feuilles mortes et pourtant il croît.
Le printemps suivant ses pommes sont rouges, ses feuilles sont vertes...
Mais pourtant...
Casse la branche et craque le bois!
Cri du cœur de corne qui croustille craquelé!
La licorne décapitée pleure la scène et galope dans l'océan dans l'espoir de se noyer...

C'est quand l'arbre avait ses fruits les plus beaux qu'on a décidé de le déraciner,
Sans digne raison du meurtre d'un arbre beau et érigé,
Les fermiers chantent et dansent,
Païens faibles et filous trop encore pour se rendre compte du courroux du bouc qui leur morcellera le visage et éclatera le cœur de sa colère sardonique!

C'est désormais par terre dans le compost que siège un pommier pourri et complètement humide,
Tout ce dont il avait besoin était de rester dans son fumier, car c'est là le meilleur engrais...
Paix à ton âme arbre détruit, puisse cette couronne de laurier te donner la voie de la liberté, la voix panthéiste du reflet de ta sève, vengée...

lundi 17 décembre 2007

Free Hugs ... O'RLY?!

Laisse moi te vomir dans le fond de la gorge,
Laisse moi te forcer à respirer mes régurgitations.

Je suis persuadé que tes poumons te servirons que mieux lorsqu'ils auront accueilli ma bile verte suave et bouillante, sens-tu ce goût aigre doux ?

Te souviens-tu de ton enfance ? Quand tu faisais la sieste avec Papa et qu'il te forçait à ses pratiques néo-catholiques ?

Ce jour passé est aujourd'hui présent, tu peux finir ton cycle heureux et sombrer dans l'alcool et la dépression.

Je ne trouverais mon bonheur que dans tes larmes et baisses de tensions. Je subis la hâtise du jour où tu tomberas devant mes yeux. C'est déjà le cas.

Le plus dur n'étant pas la chute, mais le beau contact du sol. Froid.

Ta silhouette dessinée à la craie blanche sur le sol donne contraste avec tes rouges érythrocytes... Ce goût aigre... doux.

Celui de la vengeance, que je commence à préparer. Sera-t-elle aussi froide que l'affection que je te porte ?