generated by sloganizer.net

jeudi 27 mars 2008

Détruire

Détruit une fois de plus, mais sans pour autant en laisser les âmes indemnes... Le soleil se couche ici et tout devient nuit : milieu de la nuit. Les maux qui me rongent sont contagieux, quiconque s'approche d'un feu fini par bruler.

Détruit encore, et je l'ai emmené avec moi... J'ai pu toucher la pureté et la pervertir un peu. J'ai pu jouir de la jeunesse, et la briser de mes mains de fer.

Détruit pour toujours, et je me hais encore une fois... L'amour est chose si rare et si fragile que de m'en vouloir est la seule expiation, la blatte pleure sur le carrelage. Même les monstres sont affectés. Et pourtant je bloque, rien ne coule, pas même du sang, pas même des larmes.

Détruit et détruire, c'est ainsi que tout se vit. Détruit par les distances donc endommagé d'un doux dédain...

Détruit et cassé, c'est tout le résumé. Cassé, croqué... Je croustille... Croutes craquelées cassantes elles aussi... Mises KO...

Détruire... C'est ce que j'ai fait de ton visage de niño guapo, pardonne moi... Ou tue moi...

jeudi 20 mars 2008

C'était un arbre...

Un bourgeon dans le sol, triste seul.
Piétiné par l'inconscience, détruit par la bêtise humaine.
Et pourtant il croît.
Un tantôt bien développé se mit à rire le temps de l'été,
Le printemps lui montra que les jours n'étaient pas que sève à verser...
L'automne lui arracha ses feuilles... faibles elles fuient facilement et filandreuses...
L'aurore a un ton sépia qui donne au monde un côté ancien.
L'arbre a ses feuilles mortes et pourtant il croît.
Le printemps suivant ses pommes sont rouges, ses feuilles sont vertes...
Mais pourtant...
Casse la branche et craque le bois!
Cri du cœur de corne qui croustille craquelé!
La licorne décapitée pleure la scène et galope dans l'océan dans l'espoir de se noyer...

C'est quand l'arbre avait ses fruits les plus beaux qu'on a décidé de le déraciner,
Sans digne raison du meurtre d'un arbre beau et érigé,
Les fermiers chantent et dansent,
Païens faibles et filous trop encore pour se rendre compte du courroux du bouc qui leur morcellera le visage et éclatera le cœur de sa colère sardonique!

C'est désormais par terre dans le compost que siège un pommier pourri et complètement humide,
Tout ce dont il avait besoin était de rester dans son fumier, car c'est là le meilleur engrais...
Paix à ton âme arbre détruit, puisse cette couronne de laurier te donner la voie de la liberté, la voix panthéiste du reflet de ta sève, vengée...

dimanche 16 mars 2008

Mwarf!! Un an!!

Je viens de me rendre compte que ça fait plus d'un an (depuis le 27/02/2007) que je chie des articles en compagnie de Nicolas qui en écrit une fois par trimestre, Pierre qui les commente, et Simon qui les lit...

Mwarf !!

Otep - Invisible

Dress like we do,
Speak like we do,
Think like we do.

Obey...

Beneath the cold sun
Watching you walk away
Where my terror runs
In rivers so decayed

I am invisible...
I'm in this mood for days...
Teeth on every wall...
That never go away.

I'm made of blades and flame...
I'm sick and dangerous...
You're my favorite prey
'Cause I hurt the ones I love.


You're so lovely when you cry.
You're so perfect when you lie.
You can be my crucifix,
Hold me up to watch me die.

Can't you see?
I'm invisible...

Beneath the Pagan moon
One more prey dies today.
On sheets of flesh and doom
Shivering in endless shade like criminals...
The stain still remains
And I promise you, it never goes away.

You're so lovely when you cry.
You're so perfect when you lie.
You can be my crucifix,
Hold me up to watch me die.

Behold,
Feast your eyes as the peripherals explode.

Can you see me now? [2x]

The ugly will resign
When the young blood eats the light.
And one day,
This pain could save your life.

You're so lovely when you cry.
You're so perfect when you lie.
You can be my crucifix,
Hold me up to watch me die.

Living in the shelter,
Lying here alive...
We're painting submission
Across the shadowed sky...

Fire on the sides,
Burned and bright, has arrived (?)
Lost in flight, on golden molted wings.

Now do you see?

Now do you...

Now do you see?

vendredi 29 février 2008

Comperage de Strasbourg

Por dieu amor et por del crestiien poeple et nostre comun salvement, de cest jorn en avant, quan que Dieus saveir et podeir me donet, si salverai jo cest mien fredre Charlon, et en aiude, et en chascune chose, si come on par dreit son fredre salver deit, en ço que il me altresi façet, et a Lodher nul plait onques ne prendrai, qui mien vueil cest mien fredre Charlon en dam seit.

Condamné à La Pondaison (Légende Funèbre)

"Jadis tu pondis un microbe dans ma tête.

Depuis... ce microbe grandit ; tel un ver solitaire
De l'intérieur il tète, boit la chaleur, les couleurs
De mon corps, m'entraînant droit sous terre alors
Dans le marais de la vie évitant les traînées
Je nage sale et seul comme un requin, marteau :
Me lier pour nager, m'attacher à quelqu'un ?
Ce serait couler dans la lie...

Déjà vieillard à vingt ans
Je parle le francien mieux que le français,
C'est qu'aux êtres vivants
Je préfère les langues mortes.
Bien, qu'avec les morts et les mots
Je n'ai pour amicale escorte
Que les démons médiévaux,
Le soir qu'une mentale Hécate
Pour mouvoir ma main droite.

Troll, trop laid, sous contrôle psychiatrique,
Cas isolé je suis ce kamikaze pas drôle
En camisole chimique,
Gueux désolé qui gueule
Aux ordres de Malfé que des obscénités
dans un vieux Black mal fait...

Dieu, je ne veux pas remplacer non
Juste le tuer ; car coupable de rien pourtant
Du grand mélancolique j'ai toujours eu les larmes
Et du terrorisé, l'éternelle colique.
Paranoïaque à blac mes seuls amis sont des armes,
Dans les bois et ma cave, je bois et me cache,
C'est que les rayons du soleil révèlent les taches...

Jadis tu pondis un microbe dans ma tête.

Ce microbe a grandi et a pris de la place
Qu'il se confond aujourd'hui avec son logis :
Si l'être humain que j'étais n'est plus qu'une carcasse,
Ce microbe a grandi c'est un homme à présent
Un homme qui me remplace,
Aussi dur, aussi froid et aussi efficace
Que de l'acier trempé. Écoute bien :

La balle que tu vas prendre dans la tête,
C'est lui, notre enfant.
Car si toi tu as oublié
Du temps de ta pondaison
Les heures reculées, moi toujours
Mon enfance crie vengeance
Et pout sa pendaison, à son tour
Elle viendra t'enculer."

lundi 25 février 2008

Baker Street

Over-famous, but still so good *_*